Le 19 novembre 2011
Je suis partie sans vous dire adieu
Je suis partie brisée par le chagrin
Je suis partie dans l’autre univers
Pour toujours
Mon cœur a rejoint le sien
Mon cœur ne pleure plus le matin
Ma main a rejoint la sienne
Je suis partie sans vous dire adieu
Brisée par la vie et le chagrin
Je ne pouvais plus vivre ici,
J’ai rencontré le messager
Il m’a ouvert la porte de cet autre univers
Je vous écris de là-bas, tous les soirs.
Parfois, la nuit
Le jour et la nuit se confondent
Dans cette lumière voilée
Je suis partie sans vous dire adieu.
J’ai rencontré le bonheur
J’ai rencontré la grande dame
De la paix et de la sagesse.
Le 24 novembre 2011
La nuit. Un jour. La nuit. Je devais t’écrire. Je n’ai plus de mots à te donner. J’ai encore perdu ma voix. Il y a longtemps. Je ne sais
plus. Je n’ai pas de mots. La boîte à mots s’est peut-être envolée. Je ne sais pas. Je ne crois pas. Elle doit être dans un coin de mon cœur. Mon cœur s’est-il fermé ?
Pourquoi ?
Pourtant, dans la grande maison, je t’écrivais, poussée par une force divine. Et les mots s’alignaient sur le grand cahier. Je t’écrivais
que ce soir, les mots ressembleraient à ton silence, un silence empli d’images.
Je voulais emporter les images qui apparaissaient sur les murs, sur les vitres, partout dans cette grande maison. Je voulais te les donner
ce soir sous forme de mots.
Il me suffirait d’un instant. Un instant où je ne serais plus là, mais là-bas dans la grande maison. Il me suffirait d’ouvrir encore
une fois la porte, de marcher doucement sur le sol, de respirer l’odeur et m’en imprégner. Me dire que tout ce que je vois est beau. Il me suffirait de m’installer encore une fois à ma place au
fond de la grande maison. De poser mon sac et sortir mon cahier et le stylo. Ne pas ouvrir le cahier immédiatement. Il me suffirait de chercher ton image et me dire que tu es là, comme
toujours. Ton image ne disparaît pas. Tu es bien là. Est-ce les yeux de mon cœur qui t’aperçoivent. Oui, ces yeux-là te cherchent et te rencontrent. Il me suffirait de dire que la
fleuriste a remis des fleurs près de ton image. Il me suffirait de dire que lorsque je lève les yeux vers les vitres, je vois le grand voile blanc et quand je détourne le
regard, je ne le vois plus. Je le cherche un peu, et il réapparaît. Je me dis que ce voile blanc m’aura suivie toute ma vie. Il aura suffi que je vienne dans cette grande maison, pour en
connaître le vrai sens. Oui, c’est cela. Le vrai sens. Puis mon regard se pose sur le cahier. Je me dis que je ne sais pas ce que je vais t’écrire. J’écris la date. Je te dis que dans un mois
ce sera mon anniversaire. Tu aurais aimé que nous le fêtions ensemble. Je ne serai pas dans la grande maison, ce jour-là. Je vais rester ici. Mais je penserai à toi. Je me dis que les mots
arrivent à flots. J’écris qu’il va y avoir un an que je viens là dans cette grande maison. Je ne la quitte jamais. Le cahier ne me quitte jamais. Parfois, je le feuillette. Tant de pages
écrites que je ne relis pas, presque pas. Je devrais le relire plus souvent. J’aime les mots écrits sur ce cahier. J’y vois ton image. Je ressens ta chaleur, la chaleur de ton amour.
Toujours.
Le 25 novembre 2011
Et demain. Et les autres jours. Que me diras-tu ?
Et demain. Et les autres jours. Reverrai-je ton visage ?
Et demain. Et les autres jours. Entrerai-je encore dans ton monde ?
Où m’emmèneras-tu lors de ce grand voyage ?
Et demain. Et les autres jours. Que me diras-tu ?
Je me ferai belle pour toi. Je prendrai ma plus belle robe.
Je te l’assure, je ne verrai que toi. Je serai éblouie par ton amour.
Ton amour ne m’aveugle pas. Il m’ouvre les yeux vers ton univers.
Et demain. Et les autres jours. Creuseras-tu dans le ciel
Des sillons de lumière ?
Tendrai-je les bras quand je serai face à toi ?
Danserai-je les danses que je ne connais pas ?
Seras-tu baignée dans le bonheur de la paix et de la sagesse ?
Et demain. Et les autres jours. Graveras-tu, ton nom sur mes mains ?
Mes mains, porteront-elles l’empreinte de notre union ?
Le 30 novembre 2011
Il me suffirait de rester dans la grande maison pour ne plus jamais douter de ta présence, ne jamais douter que je suis sur le chemin de
la paix et de la sagesse. Il me suffirait de croire que je ne rêve pas quand se dessinent toutes ces images qui défilent devant mes yeux. Des images qui m’interrogent. Des images qui m’amusent.
Des images qui me font rêver. Toujours des images.
Il me suffirait de ne pas sortir de cette maison ou d’y revenir sans cesse par la pensée pour que le bonheur ou la joie me
submergent.
Il me suffirait de croire, en tout cela pour que le doute disparaisse à jamais. Le doute qui assombrit les heures dans la nuit et la
magie de la grande maison.
Le 1 décembre 2011
C’était il y a un an. Il neigeait
Je franchissais la porte de la grande maison.
C’était il y a un an. Il neigeait.
Le messager m’avait écoutée.
C’était il y a un an. Il neigeait
Je suis restée dans la grande maison.
Tous les soirs, loin des autres, je t’écris
Je suis restée avec toi. Rien que toi.
C’était il y a un an. Il neigeait.
Ma vie a changé
Je ne suis plus de ce monde.
Je vis avec toi.
Tu m’accompagnes partout où je vais.
C’était il y a un an. Il neigeait.
As-tu vu notre livre ? Je ne savais plus à qui l’offrir ? Je doutais de moi encore une fois. J’ai regardé autour de
moi. Je t’ai aperçue. Dans tes mains coulaient une pluie de lumière. J’ai regardé sur le mur. L’ange était là, à peine caché dans les voiles de lumière et de nuages. Il ne me parlait pas. Il me
regardait tout simplement. Je me suis dit qu’il était là depuis quelques soirs et je ne savais pas pourquoi il était là. Une présence rassurante. J’ai pris une page blanche et j’ai écrit au
messager. J’ai pris une enveloppe et j’y ai placé le livre et le mot écrit de ma main. Je l’ai déposé sur une table au fond de la grande maison.
Je n’ai plus pensé à notre livre. J’ai écouté les paroles de sagesse et j’ai regardé le visage de l’ange dans les nuages de
lumière.
Le 4 décembre 2011
Hier, je t’ai écrit dans le silence de la grande maison :
« Je suis venue te saluer. Je suis venue faire une halte. Je te remercie de la joie retrouvée. Cette joie au fond de moi que je
croyais perdue. Ce n’était qu’un peu de brouillard dans mon cœur. Le brouillard s’est dissipé. Je te remercie de notre livre. Il est encore sur ton cœur. Je voulais le voir encore une fois. Je
te remercie de cet amour qui un jour triomphera. J’aimerais tellement.
Je t’aperçois. Tu marches dans un grand chemin sur un sol de lumière. Tu portes un panier de fleurs et tes mains sont illuminées
d’étoiles. Les oiseaux volent autour de toi et forment un ruban de lumière.
Je suis venue te saluer. Je passais par là et me suis arrêtée, pour te saluer. Je ne pouvais pas m’en empêcher. J’ai traversé le parc aux
oiseaux et il était silencieux. Je n’ai pas vu d’oiseaux. Ils se cachaient sous les feuilles des arbustes.
J’ai longé l’avenue illuminée par les décors de Noël et j’ai marché jusqu’à la grande maison sur un nuage de
coton. Tu étais là, présente et je t’ai murmuré tous ces mots. Je t’ai promis de t’écrire un peu tous les soirs, ici, sur cette feuille blanche comme je t’écris en semaine sur le grand cahier.
Nous ne nous quitterons plus jamais. Les livres nous unissent éternellement.
Je suis venue te saluer ».
Le 5 décembre 2011
Ton jardin fleurira
Les oiseaux chanteront
Ton jardin sera beau
La maison sera la maison de mes rêves
Ton jardin sera illuminé
Les nuages descendront du ciel
Et couvriront le sol de tendresse
Ton jardin fleurira
Toujours.
Le 5 décembre 2011
Chère présence,
Je devrais t’écrire plus souvent. Ne penses-tu pas ? Je devrais.
Les mots ne se bloquent pas quand je t’écris sur le grand cahier dans le halo de la lumière tamisée de la grande
maison.
Es-tu là ? Me protèges-tu ? Je ressens la chaleur de ton amour chaque fois que je t’écris. Tu es présente.
Pourquoi ne m’adresses-tu pas la parole ? J’aimerais écouter le son de ta voix. Rien qu’une fois comme j’entends le roulis des
voitures ou du métro au-dessus de la voûte de la grande maison. Ce roulis est comme un son de musique sourd qui surgit du lointain. J’écoute. J’écoute. J’écouterais de la même façon, le son de
ta voix.
Chère présence. Cela ne fait rien si je n’entends pas tes paroles. Mon corps s’imprègne de ta présence. Je devine ta présence parmi les
murmures de la grande maison. Parmi les bruits diffus. C’est cela le plus important. Sentir ta présence.
Sur le flot de ton amour, je continuerai à t’écrire les mots de tendresse que tu m’inspires. Sur les flots de la vie, je continuerai à
broder les mots et les images sur les lignes du grand cahier.
Les pages du cahier se son tournées au fil des soirs dans le silence ou les bruits diffus de cette grande maison. Les pages blanches se
sont vêtues de la couleur de l’espoir que tu me communiques.
Les pages tournées nous ont unies au fil des soirs. Je n’en doute plus.
Je dois refermer le cahier dans la chaleur de ton amour et de l’espoir que tu as fait grandir en moi au fil des soirs.
Je referme les pages de ce cahier pour écouter les paroles de sagesse et celles de l’au-delà.
Je te dis à demain. J’ouvrirai à nouveau le grand cahier. Là. Au même endroit.
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J’ai emporté avec moi, toutes les images de la grande maison. L’ange m’a suivie et m’a accompagnée jusqu’au métro. Les roses de ton
panier, je les ai mises dans la poche de mon manteau et dans mon sac. J’ai fleuri le métro avec toutes ces roses. J’ai emporté toutes les images de la grande maison. Le grand voile blanc qui
flottait au dessus des fenêtres, s’est transformé en une cape blanche qui s’est couverte des couleurs de la nuit. J’ai emporté avec moi, toutes les fleurs des montagnes
qui au détour des mots de la lectrice, surgissaient devant mes yeux. Elles sont là. Je les dépose dans ton panier en osier. Rien que pour toi.
Le 6 décembre 2011
Le ciel était un peu gris et la lumière se transformait en un miracle, avec ses teintes dorées sur les arbres. Les oiseaux
s’envolaient et m’appelaient vers ce voyage dans le ciel ou sur un océan. Un vol dans le ciel gris et bleu. C’est cela. Je crois.
Je suis revenue vers toi ce soir. La lumière éclairait la ville. Les décors effaçaient la pluie et le vent qui soufflait. J’ai marché vers
toi confiante. Je peux l’être. Tu as chassé mes peurs, mes craintes au fil du temps. Je t’ai dit que j’attendrai ton message. J’attendrai que tu me parles et que tu guides mes
pensées vers une décision. La plus sage. Tu ne m’as pas parlé. Ta présence m’entourait de chaleur. La chaleur sur mon visage. La chaleur dans mes pieds et dans mes mains. La chaleur
m’entourait. J’étais à nouveau avec toi. Je t’ai murmuré quelques mots. Presque rien. Je deviens aussi muette que tu l’es dans cet autre univers. Un univers de tendresse. Un univers d’amour. Je
ne crains plus rien.
J’attendrai que tu me parles. J’attendrai ton message. Un soir dans la grande maison, tu me parleras. Je ne crains plus rien. Tu es
toujours là. J’attendrai ton message. Un autre message que j’entendrai et écouterai. Ton message. Unique. Un soir, je l’entendrai.
Ecoute quand les voix s’élèvent dans la grande maison
Ecoute les anges quand ils écoutent les voix dans la grande maison
Ecoute les images quand elle surgissent des murs et des vitres
Ecoute les paroles de sagesse quand elles s’élèvent vers l’au-delà
Ecoute les voix quand elles s’élèvent dans la grande maison
Ta vie changera et l’espoir ne te quittera plus jamais
Ta vie sera plus belle et apaisée, le soir, le matin, tout le temps
Ecoute les anges quand ils écoutent les voix dans la grande maison
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